10 juin 2026

Courir avec une aponévrosite plantaire, bonne idée ?

Cette douleur sous le talon, surtout au saut du lit, vous la connaissez ? Avant de tout arrêter ou de serrer les dents, voici ce qu'il faut savoir.

Reconnaître l'aponévrosite plantaire

Le tableau classique : une douleur sous le talon ou dans la voûte, maximale aux premiers pas du matin, qui s'estompe à l'échauffement puis revient après l'effort. L'aponévrose plantaire, ce tissu qui tend l'arche du pied, est irritée par une surcharge mécanique.

Faut-il arrêter de courir ?

Rarement complètement. L'arrêt total déconditionne le tissu et ne règle pas la cause. En phase douloureuse, on adapte plutôt : réduire le volume de moitié, éviter les sorties longues et le fractionné, préférer temporairement les surfaces souples et régulières.

Le vrai signal d'alarme, c'est la douleur qui augmente pendant la course ou qui s'invite dans la vie quotidienne. Là, on lève le pied et on consulte.

Ce que le bilan podologique change

L'aponévrosite est presque toujours la conséquence d'autre chose : un appui qui s'effondre, un mollet trop raide, une progression d'entraînement trop rapide, des chaussures inadaptées. Le bilan avec analyse de course identifie la cause mécanique, et le traitement combine semelles si nécessaire, exercices de renforcement et plan de reprise progressif.

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